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Quel lecteur peut lire quel type de codes-barres ?

Quand on observe ce qui est actuellement disponible sur le marché, il est assez difficile de choisir parmi tous les modèles de lecteur code-barres. D’autant plus que savoir comment l’utiliser, pour quelle application relève d’une grande investigation sur Internet.

Pour vous faciliter la tâche, des guides qui traitent ces questions ont été rédigés sur ce site. Par ailleurs, il importe quand même de connaître le lecteur qui convient au code que vous avez choisi. Nous allons voir en premier lieu les différents types de code développés pour tout usage ainsi que quelques recommandations de choix. Nous verrons ensuite les types de lecteurs convenant à chacun de ces codes.

lecteur Code-barres

Les différentes familles de codes-barres

On distingue principalement deux familles de codes-barres :

Les codes-barres à une dimension (1D)

Les codes-barres 1D sont aujourd’hui les plus utilisés puisqu’ils sont assez simples à produire. Cependant, ils ne permettent que d’encoder une quantité limitée d’informations. Quoi qu’il en soit, cette forme d’encodage est toujours assez répandue, il en existe maintenant de nombreuses sortes qui ont chacun leur spécificité.

Les codes-barres EAN (European Article Numbering)

C’est la forme d’encodage le plus courant en Europe. Il s’agit en fait de codes-barres qui contiennent 8 (EAN-8) ou 13 (EAN-13) caractères. Ils sont le plus souvent utilisés pour étiqueter des articles de vente ou des livres. Pour ces derniers, il existe un type spécifique de code EAN qui se nomme code ISBN (International Standard Book Number).

EAN 13

 

EAN 8

 

Les codes-barres UPC (Universal Product Code)

Malgré ce que son nom suggère, ce type de code-barres d’encodage n’est présent que dans les pays anglophones où ils sont utilisés pour les mêmes utilisations que les codes EAN à savoir l’étiquetage des produits. Il en existe deux formes principales : les codes-barres UPC-A qui renferment 12 caractères et les codes-barres UPC-E qui ne peuvent encoder que 6 caractères.

UPC A

UPC E

Les codes-barres sous code 39

Cette forme de codes-barres est couramment utilisée pour les cartes des systèmes d’identifications ainsi que pour l’étiquetage de certaines pièces automobiles. Elle permet d’encoder jusqu’à 39 caractères comme son nom l’indique, mais elle peut renfermer aussi bien des chiffres que des lettres. Des techniciens l’ont dernièrement amélioré pour afficher 43 caractères. Toutefois, elle reste assez loin des codes-barres 128 dont nous allons parler plus bas.

code 39

 

 

Les codes-barres sous code 128

Ces codes-barres peuvent enregistrer n’importe quel élément de la table ASCII (lettre, chiffre, ponctuation, symbole spécifique). En outre, ils renferment jusqu’à 128 caractères, ce qui leur offre de nombreuses domaines d’utilisation. Pour l’heure, ils sont plus utilisés dans l’industrie de la distribution et les compagnies de fret. En effet, les conteneurs sont souvent classer et identifier à l’aide de ces codes-barres.

code 128

 

Les codes-barres ITF (Interleaved Two of Five)

Ces codes-barres sont le plus souvent utilisés dans le service logistique de plusieurs multinationales. Ils servent notamment à être imprimé sur les cartons pour faciliter l’envoi et la réception des colis. À cet effet, cette symbiologie est également employée par de nombreux postes de plusieurs pays.

ITF

Les codes-barres à deux dimensions (2D)

Les codes-barres (2D) encodent les informations à l’aide de formes en deux dimensions. Ils sont similaires à un code à barres 1D linéaire, mais peuvent représenter plus de données par unité de surface. Ceux-ci sont le plus souvent utilisés dans le milieu de la publicité ou de la distribution. Quoi qu’il en soit, il en existe aujourd’hui de nombreuses formes qui ont chacun leur spécificité.

Les codes QR

Ces codes-barres sont aujourd’hui les plus utilisés parce qu’ils sont faciles à produire. En effet, il existe de nombreuses applications mobiles et des sites spécialisés qui permettent d’en générer gratuitement. Cette symbiologie est le plus souvent employée pour le partage de lien ou de contact. Elle est très présente au Japon où elle a vu le jour. Cependant, elle commence à avoir du succès en Europe et aux États-Unis.

QR code

Les codes-barres Datamatrix

Ces codes sont utilisés pour étiqueter des objets personnels et des documents. Ils sont de petites tailles et sont plus répandus aux États-Unis où l’EIA (Electronic Industries Alliance) recommande de les employer pour l’étiquetage des composants électroniques.

datamatrix

Les codes-barres PDF417

Ces codes sont utilisés pour étiqueter des objets personnels et des documents. Ils sont de petites tailles et sont plus répandus aux États-Unis où l’EIA (Electronic Industries Alliance) recommande de les employer pour l’étiquetage des composants électroniques.

PDF417

Les codes-barres AZTEC

Ces codes-barres sont très employés dans le domaine du transport. Ils sont en effet utilisés sur les passes d’embarquement et les billets de train. Ils sont aussi bien répandus en Europe qu’aux États-Unis.

AZTEC

 

 

 

 

 

Recommandations concernant la sélection d’un type de code-barres

Pour de nouveaux projets utilisant les codes-barres et ne dépendant pas de normes imposées par un secteur d’activité ou un client, le Code 39 est le plus universel, hors produits alimentaires, car la plupart des équipements pour codes-barres lisent et impriment le Code 39.

Cependant, le Code 39 produit des codes-barres relativement longs et n’est pas particulièrement efficace en ce qui concerne la densité (la densité maximum est de 9,4 caractères par pouce, comprenant 2 caractères de départ/arrêt).

Lorsque la largeur de l’étiquette doit être maîtrisée et en présence de données numériques ou de lettres minuscules, le Code 128 représente la meilleure alternative. Le Code 128 possède une structure numérique extrêmement efficace permettant de produire des codes-barres très denses et il accepte les 128 caractères ASCII.

code128

Tous les lecteurs ne lisent pas les Codes 128, donc, avant de le choisir pour norme, vérifiez que votre lecteur est capable de le lire. Le Code 93 n’a été défendu que par un seul distributeur. Il requiert deux caractères pour obtenir l’extension ASCII et il ne possède pas d’option numérique.

Pour ces raisons, l’utilisation du Code 128 est souvent préférable à celle du Code 93. Plus les éléments sont larges, plus l’espace requis pour imprimer le code-barres est important et, par conséquent, plus la densité du code est basse. Plus les barres et les espaces sont fins, moins l’espace requis est important et plus la densité est haute.

D’ailleurs, l’impression des codes-barres à basse densité est plus fiable et offre une lecture plus consistante que celle des codes à haute densité, car de faibles variations (dues à l’impression ou à l’usure) auront plus d’impact sur les codes à haute densité où le pourcentage d’agrandissement est plus grand.

Les types de lecteurs pour les différents codes-barres

Le lecteur CCD

Le lecteur CCD permet une lecture automatique du code à barres : il n’est donc pas nécessaire de parcourir le code et chacune de ses barres. La distance de lecture est variable et dépend des réglages apportés au lecteur et de la densité du code-barres à lire.

Plus la distance est importante et plus l’éclairage du code est faible. Les modèles CCD ne comportent pas d’élément mécanique et présentent généralement une grande robustesse.

Plus économiques que les modèles lasers, les lecteurs CCD sont capables de lire tous les codes à barres linéaires (Code 39, Code 128), voire même les codes empilés (PDF417, RSS).

Le lecteur CCD

Les lecteurs CCD d’entrée de gamme (communément appelés « douchettes ») sont généralement les produits les plus économiques. Cette technologie a connu de fortes évolutions depuis quelques années et certains lecteurs CCD haut de gamme sont capables de lire aujourd’hui à une distance de 2 m.

Le lecteur laser

Le lecteur laser utilise un seul rayon lumineux généré par une diode laser. La source lumineuse est dense et précise : cela permet une lecture rapprochée ou distante de plusieurs mètres ainsi qu’une lecture au vol, sur des objets ou documents en mouvement.

Le lecteur laser

Tout comme les lecteurs CCD, le lecteur laser réalise une lecture automatique du code. Nul besoin de parcourir le code dans sa longueur, un miroir motorisé le fait en réfléchissant le rayon laser de part et d’autre du code donnant ainsi l’illusion optique d’un trait continu.

Certains lecteurs réalisent également ce balayage sur la hauteur du code (multitrames), d’autres encore démultiplient le balayage dans le but d’obtenir une grille sous laquelle le code peut être placé sous un degré d’orientation quelconque (omnidirectionnel).

Pour certaines applications en entrepôt notamment, certains lecteurs sont capables de lire à plus de 14m de distance.

Le lecteur Imager 2D

Technologie utilisant un capteur CCD 2D, ce lecteur fonctionne véritablement comme un appareil photo numérique.

Il est donc capable de capturer des images (sur colis ou capture de signature) et de décoder l’ensemble des symbologies 1D (Code 39, Code 93, Code 128) mais surtout 2D (type DATAMATRIX, QR Code, PDF 417 et autres) de manière omni directionnelle tout en préservant une profondeur de champ très intéressante.

Cette technologie bénéficie également des avantages du CCD en termes de robustesse puisqu’il n’y a aucune pièce en mouvement.